Agroforesterie

Contexte et Principes
Les pratiques agricoles actuelles, notamment les cultures sur brûlis, la faible utilisation de fertilisants et l’abandon de la jachère, entraînent une dégradation progressive des sols, l’érosion et des perturbations dans la gestion de l’eau. Depuis la phase V du PLAE, une nouvelle approche de restauration des paysages et des forêts (RPF) a été introduite, incluant l’agroforesterie pour renforcer les pratiques agricoles existantes et améliorer la résilience face aux changements climatiques.
Bilan de la Phase V
Entre 2019 et 2022, PLAE a aménagé 2864 hectares en agroforesterie, touchant 3000 bénéficiaires dans six communes d’intervention. Ces aménagements ont permis de restaurer des terres agricoles existantes et des terres dégradées dans les bassins-versants.
Objectifs du PLAE VI
Le PLAE prévoit d’aménager 18 000 hectares en agroforesterie d’ici 2027 dans six régions cibles : DIANA, Boeny, Betsiboka, Amoron’i Mania, Haute Matsiatra et Ihorombe. Cela inclut 8 250 hectares de terres agricoles dégradées et 9 750 hectares de terres dégradées dans les bassins-versants.
Rôle de l'Agroforesterie dans la Restauration des Paysages et des Forêts
L’agroforesterie contribue à la restauration des paysages et des forêts en réduisant l’érosion, en fixant le sol et en améliorant sa fertilité. Elle introduit des arbres ligneux dans les cultures, renforce la régulation de l’eau et du sol, et soutient la production durable de bois. Elle améliore également la productivité des récoltes.

Innovations de PLAE VI
Les améliorations apportées par la phase VI du PLAE en agroforesterie incluent :
La concentration géographique dans un même bassin versant pour une meilleure efficacité.
Associations culturales et rotations pour des récoltes à haut rendement.
Favoriser l’agriculture et l’élevage intégrés.
Systèmes combinant mesures mécaniques et biologiques, comme les demi-lunes, pour protéger les sols.
Approches techniques de mise en œuvre
Les démarches incluent la pré-identification des zones propices à l’agroforesterie, la formation et la sensibilisation des producteurs, l’installation de cultures vivrières à haute intensité, et la mise en place de mesures de lutte contre l’érosion.









